Groupe Mialet

Communiqué de presse du 23 juin 2003
 
   

L’incarcération de Monsieur José Bové, à la suite de l’arrachage de quelques plans de culture transgénique, et le déroulement de l’ensemble de la procédure démontrent l’absurdité du système judiciaire pénal tel qu’il fonctionne aujourd’hui en France.
Qu’un individu, quel qu’il soit, puisse être laissé en liberté de longs mois avant d’être emprisonné démontre qu’il ne présentait et ne présente toujours aucun danger sérieux pour autrui.
Le fait que ce même individu soit privé de sa liberté ressemble à ces sanctions infligées aux gamins des écoles ou aux anciens appelés du contingent mis en colle le jeudi ou contraints de dormir dans des locaux disciplinaires pour des peccadilles sanctionnées par des pions ou des adjudants.
Dès lors que l’intégrité de la personne humaine n’a pas été mise en cause et que ne se justifient pas par conséquent des mesures strictes, la sanction d’actes contraires à la loi relève de nos jours de la réparation, forcée si nécessaire, et non de la prison.

23 juin 2003