Groupe Mialet

JEAN-JACQUES PROMPSY
 
   

Traite des corruptions
ou les pratiques incorrectes des entreprises

Les magistrats sont durs pour les écarts que les entreprises s’autorisent parfois pour décrocher des marchés. L’opinion publique applaudit leur sévérité. Mais de quels écarts s’agit-il ? Ecarts par rapport à la loi ? Aux mœurs ? A la morale ? Trois termes différents, trois notions bien distinctes, éminemment variables dans le temps et dans l’espace, dans le discours et dans la pratique.

Ingénieur et écrivain, chef d’entreprise et détenu, Jean-Jacques Prompsy présente les réflexions d’un homme d’expérience sur les dilemnes auxquels sont confrontés les responsables en situation : il le fut. Comme eux, il a constaté la non-universalité des valeurs qu’affiche naïvement un Occident bouffi de vaniteuses certitudes : il a travaillé tout autour de la planète. Comme eux, il a connu la brutale évolution des mœurs de la France en matière de corruption et de financement des partis politiques. Comme eux, il a été condamné à faire sien le proverbe : d’abord manger ensuite philosopher.

Enseignant dans différentes écoles de commerce, il intitule ses cours « Deux ou trois choses dont on ne vous a jamais parlé au cours de vos études… » car personne n’ose enseigner la réalité du monde. Or tout dirigeant sera un jour ou l’autre confronté à une situation que le catéchisme des cours d’éthique ne l’aidera pas à résoudre. Le Traité des corruptions propose à un public plus large ce qu’il aborde avec ses étudiants.

Les textes entendent moraliser le commerce. Les mœurs sont tout autres : les ententes illicites sont quotidiennes, la corruption est nécessaire à l’accès à certains marchés étrangers, l’espionnage industriel est organisé par certains états et en particulier, avec des moyens considérables, par les Etats-Unis.

Comment se comporter en situation ?

Pour ne pas perdre ses marchés ? Pour ne pas perdre son âme ?

Né en 1937, Jean-Jacques Prompsy, ingénieur de l’Ecole des Mines de Paris, chercheur au Colorado, a été dans le Groupe Lyonnaise des Eaux, devenu Suez, directeur commercial, directeur des ressources humaines, puis président de Sita. Sa carrière a été brutalement interrompue lorsqu’il a été impliqué dans des affaires politico financières.

Retraité, il a fondé, avec Loïk Le Floch-Prigent et quelques autres anciens détenus, le Groupe Mialet, association de réflexion sur les problèmes de la justice.