Je viens d'achever le livre, Tous Coupables", que vous venez de faire paraître. Mon attention sur ce livre a été attirée d'une part par l'émission de Mireille DUMAS et les réactions de Charlotte de TURKEIM, méprisante et tranchée et ce que je viens de vivre pendant les 7 années écoulées. Pour ce qui concerne Charlotte de TURKEIM, je voudrais dire tout d'abord, et je souhaiterai qu'elle le sache que le nom qu'elle porte et son héritage (matériel aussi bien qu'historique)ne lui sont pas parvenu au travers des siècles sans "l'efficacité" redoutable de quelques ancêtres, exploiteurs, fermiers généraux s'en mettant plein les poches, gredins avérés, détenteurs de privilèges outranciers, préleveurs de butins à l'occasion de certains conflits, courtisans à la cour et attributaires de charges rémunératrices tout ceci sur le dos de la plèbe ou de ceux qui travaillent, tout un passé qui fait qu'aujourd'hui il ne lui est plus besoin de se battre pour assurer tout simplement sa survie. Le métier de comédienne s'est pour le plaisir, celui entre autre de s'afficher sur les plateaux de télévision en faisant la morale aux autres, et en prenant des airs de contribuables offusqués et de citoyenne politiquement correctement.
Pour ce qui me concerne, je viens de vivre 7 années d'horreur ou j'ai eu à connaître la plupart des dysfonctionnements de la justice que vous dénoncées dans votre livre. J'envisage (j'en ai déjà préparer des extraits) d’écrire un livre sur mon expérience. J'ai été condamnée à 18 mois de prison avec sursis en Correctionnelle, puis a 2 ans par la Cour d'Appel de LYON pour avoir perçu, en compensation de mes heures de travail supplémentaires harassantes reconnues par tous y compris le parquet, des avantages non statutaires (frais de déplacements, plein d'essence, plateau repas à la Cafétéria la plus proche (plateau que je consommais en travaillant) sans que le Conseil d'Administration de l'Office HLM n'en ait voté le principe. Je n'étais (je le suis plus car j'ai été exclue de la fonction publique territoriale pendant 5 ans (j'ai 56 ans ?) que le directeur de cette structure, n'ayant jamais signé un mandat administratif de paiement (c'est le président ou le vice-président qui assumait cette responsabilité) et n'ayant pas autorité pour faire inscrire ces questions à l'ordre du jour du conseil d'administration (prérogative du Président). Ces faits ont été qualifiés d'escroquerie. Mes heures supplémentaires inflationnistes, le fait que j'aurai dû avoir un véhicule de fonction que l'Office ne pouvait pas payer, d'où l’arrangement qui m'a été reproché) le fait que j'aurais pu avoir n logement de fonction (astreinte) que je n'ai pas réclamé, rien n'y a fait la justice, aussi bien celle de 'instruction que l'autre son restée sourde à tous mes arguments. Mon mari a travaillé pour le compte de deux associations, non financées par des fonds publics, disposant (louant) de logements appartenants à l'Office pour y loger soit des familles en grandes difficultés soit des étudiants a été comme moi pour prise illégale d’intérêt, parce qu'il avait, au prix du marché et pour ses deux clients associatifs refait les carrelages de ces logements. Et pourtant ces logements étaient dans un état de délabrement, de pourriture qui faisait que plus aucune entreprise ne voulait intervenir au milieu des crottes de chiens et chats, des blattes ou des cafards, de murs moisis jusqu'au plafond, le tout dans une odeur pestilentielle. le must de cette affaire : j'ai été condamnée pour avoir soi-disant faussement déclaré des loyers à la CAF pour faire obtenir aux étudiants sous locataires de l'Office une APL majorée. Une erreur d'analyse du Code de la Construction est à l'origine de ce fait qui en aucun cas n'avait un fondement délictueux ; Le Code de la construction prévoit une amende lorsque le caractère délictueux est avéré aucun et lorsque cela concerne des administrateurs de biens. Or je n'avais pas ce statut mais celui de fonctionnaire. Qu'à cela ne tienne la Cour d'Appel de Lyon m'a infligée, après une audience au pas de charge où je n'ai pas eu le temps de m'expliquer 6 mois de prison avec sursis. Dans cet affaire je dois rembourser 400 000 F à la CAF, un chiffre estimé à la louche par la cour d'appel de Lyon (le Tribunal Correctionnel de Belley m'avait relaxée sur ce point) Nous ferraillons encore, car cette APL je ne l'ai pas mise dans ma poche; elle est allée dans la poche des étudiants. Je ne dispose pas de cet argent mais c'est vel et bien c'est notre ruine complète qu'en revanche on recherche. Nous ne sommes pas dans un état de droit. La justice est incompétente pour juger comme vous le dites des dossiers complexes. Peut importe ? Ces petits juges mal payés font le ménage, pour leur ego (j'ai eu une juge d'instruction, Mme MURRACIOLE, au parquet à Grenoble je crois savoir selon mes dernières informations) sortie dans la manche du concours de l'ENM et qui en claquant des talons elle aussi entendait bien faire tomber, le Directeur de l'Office appréciée depuis 25 ans que j'étais, et l'élue bien perçue que j'avais été. J'ai en effet été Vice-Présidente du Conseil Général de l'AIN pendant 12 ans de 1982 à 1994. J'ai eu Jacques BOYON comme Président. Le nom de ce M. n'est pas inconnu, notamment aux initiés. Il a été Trésorier du RPR de 1989 à 1991. Le financement occulte du RPR dans l'AIN on a connu et vu. L'enrichissement personnel aussi (détournement d’œuvres d'art en particulier - un tableau pour le Département, acheté, un autre gratuit pour la Famille Boson). Les Boyon ont habité plusieurs années sur le même palier que Georges QUEMARD, auteur du livre Paris mafia. Mme Boyon qui se disait conseillère technique auprès de Jacques Chirac pour la Culture ??? comme par hasard, ne figurait sur aucun organigramme de la Ville. Elle occupait un emploi fictif. Comment le Trésorier de ce parti peut-il dans ces conditions continuer à nier l'existence de ces emplois ? Comme M. ROUSSIN, A JUPPE est toujours mis en examen dans le cadre de l'affaire du financement du RPR. Je ne suis pas de tempérament une "cafteuse" mais j'ai toujours dans la tête les mots terribles qu'il m'a adressés devant un maire médusé, parce que je souhaitais en privé que ces affaires cessent et que nos entreprises locales non pourvoyeuses de fonds auprès de ce parti ne soient pas systématiquement écartées des marchés publics locaux au profit de grands groupes nationaux. JOELLE JE TE CASSERAI... Ses copains RPR sont arrivés au pouvoir (municipales 1995) et très vite à partir d'un contrôle inachevé et "bidouillé" de la CRC de Lyon (Jacques Boyon était conseiller à la Cour des Comptes, ce qui crée des liens avec les collègues de CRC), un rapport de la MILLOS tout aussi tronqué, rapports dont je n'ai à aucun moments la possibilité d'apporter des arguments contradictoires, la nouvelle équipe municipale a déposé en avril 1986 une plainte avec constitution de partie civile. Depuis cette date j'ai vécu à peut près tout de que vous décrivez, le harcèlement moral en plus. Mon histoire me fait penser que les juges prennent peut-être des initiatives personnelles redoutables, mais que carriéristes avant tout ils vont dans le sens pour la plupart des ordres du pouvoir. Dans mon cas personnel, j'ai la preuve aujourd'hui que mon dossier a été suivi de près au plus haut niveau de l'ETAT. J. Toubon à l'époque, lui aussi aujourd'hui mis en examen a donné des ordres au parquet, qui lui-même a fortement "influencé" la magistrate instructeur. A la Cour de Cassation, le procureur Général dans mon affaire a été Laurent DAVENAS, celui que l'on a envoyé chercher en hélicoptère dans l’Himalaya pour venir éteindre le feu dans les affaires de financement du RPR qui remontent toutes à CHIRAC. Je souhaiterais rencontrer quelqu'un du groupe, pour examiner le livre que je souhaite publier. J'ai besoin d'aide à la fois technique et morale. Je ne suis pas une vulgaire voleuse. Je n'avais jamais été condamnée. Je ne sais plus ou je vais et même une reconversion (Agence immobilière par exemple) m'est interdite par la loi. Comme vous le dite si bien la réinsertion des gens, la justice s'en fou. Et encore ! dans tout cela je n'ai pas connu l'emprisonnement. C'est passé à ras. J'ai connu 48 h de garde à vue, éprouvante, mais je n'ai pas été menottée ni fouillée à corps. L'un des policiers, le gentil vous savez, m'a même presque fait des excuses en me disant que mon affaire c'était "pea nut" et que je trouverai bien le moyen de m'en sortir. Du coté de la CRC j'ai en un écho similaire, : l'histoire de Joëlle DURAND MANICLAS c'est une histoire de "corne-cu"...
Mon tel est le 04.74.61.07.86 un contact me serait très agréable.
Témoignage