Groupe Mialet

GINETTE SANS, LE 15 OCTOBRE 2006
 
   

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je viens de prendre connaissance de votre site en cherchant désespérement des solutions pour aider mon mari que Me FLORAND connait bien pour avoir eu son dossier au début de l'affaire en 2001.

Mon mari incarcéré depuis novembre 2000 au départ dans la Manche, puis à Rennes, puis à Caen, a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle pour des faits présumés de viols sur son fils ainé, âgé de 34 ans aujourd'hui, puis sur un neveu par alliance, faits non prouvés, les dates changées par la Cour.... ainsi que sur mon propre fils, ce que ce dernier a toujours nié, mais que la Justice a préféré traiter de menteur que de le croire...

Bref, cela fait 6 ans que nous nous battons pour faire rétablir la vérité.

Depuis, bien sûr, nous avons nous-mêmes cherché des preuves contraires à l'accusation, et nous les avons trouvées, mais mon mari est malade, très malade, il l'était d'ailleurs déjà lors de son arrestation en 2000 puisqu'il avait été hospitalisé à plusieurs reprises au CHU de Montpellier puis à Rennes et était dans l'attente d'une greffe cardiaque. Malgré cela le médecin qui l'a examiné en 2001 a estimé que son état était compatible avec une détention normale...

Il a 58 ans et est toujours très malade, bien sûr, il n'a pas eu les soins appropriés durant ces 6 dernières années, malgré que nous nous soyions battus auprès de l'administration pénitentiaire et des médecins pour qu'il soit soigné correctement, mais lors des extractions pour l'hopital il était entravé et menotté (même durant les examens), et comme il est sous diurétiques importants, il lui est arrivé de s'uriner dessus en salle d'attente devant tous les patients puisqu'il n'était pas autorisé à aller aux toilettes (nous avons saisi l'OIP, la LDH) et malgré les promesses de tous, pour le moment rien n'a été fait pour nous aider.

A ce jour, le problème réside dans le fait que depuis le 24 avril 2006, mon mari a enfin obtenu une suspension de peine pour raisons médicales graves et est hospitalisé à Trouville (Calvados) avec interdiction de quitter ce département, alors que nous résidons dans le Morbihan....

Aucun des faits supposés et reprochés à mon mari (vieux de plus de 15 ans, voire 20 ans) n'ont eu lieu dans le Morbihan, mais la JAP a dit lors de l'audience du mois de mars dernier qu'elle voulait garder mon mari "sous la main"....

Pourquoi cet acharnement contre lui alors que fin 2004, le Procureur Général de Caen avait accepté son transfert pour le centre de détention de Ploemeur (Morbihan) et que cela avait été de nouveau accepté en juin 2005 par le SPIP et la maison d'arrêt de Rennes.

Dans moins d'un mois mon mari sera de nouveau expertisé pour savoir si son état de santé est compatible ou non avec la vie carcérale, alors qu'il a été depuis sa sortie en avril dernier, opéré à 2 reprises au CHU de Caen et on lui a implanté un défibrillateur synchronisateur qui lui a d'ailleurs sauvé la vie le 1er octobre dernier au moment où je le raccompagnais au centre de Trouville.

Comme il bénéficie chaque fin de semaine d'une permission de 48h et qu'il ne peut revenir dans notre famille dans le Morbihan, nous sommes obligés de trouver un hébergement durant les we pour nous voir, y compris nos autres enfants.

Nous sommes dans une situation financière catastrophique et sommes en surendettement Banque de France, et depuis ces 6 derniers mois, nous dépensons une somme épouvantable en gas oil et en hébergement (en maison des familles d'hospitalisés), mais quand même !

Nous avons bien évidemment un avocat sous AJ, d'ailleurs depuis les procès de 2003, mais ces derniers se mettent du côté des Juges pour ne pas leur déplaire... c'est plus facile.

Du coup, nous venons d'être informé que mon mari, après l'expertise du début novembre, risque, si l'expert conclue à son incompatibilité avec la détention, de se retrouver à la prison de Fresnes puisque c'est le seul lieu où il y a un hopital.... Donc il y aura rupture des liens familiaux, comment pourrai-je venir le voir, c'est impossible.

Mon mari, quant à lui, à déjà dit qu'il refuserait d'aller à Fresnes et qu'il préférait mettre fin à ses jours si cela devait arriver...

Donc, à cause d'un ou des Juges, en fait mon mari est condamné à mort, à une mort lente, alors qu'il serait si simple de le laisser revenir à notre domicile, et notre cardiologue est à 10 mn de la maison, un centre hospitalier proche et qu'il pourrait au moins finir ses jours en toute quiétude parmi les siens.

Personnellement, je lance à tous ceux qui liront cet article un SOS afin d'être aidée pour que l'issue ne soit pas fatale

Me FLORAND me reconnaitra. Il est prêt à faire une demande de libération conditionnelle anticipée pour raisons médicales, mais je ne peux pas le payer, hélas !

Que faire ? J'attends vos témoignages

Mon adresse mail : nougatine56@aol.com

Je transmets la copie de ce texte au Groupe Mialet Bretagne. Merci d'avance ."

Merci à vous Monsieur si vous pouvez m'aider, car je me sens très seule. Merci.

REPONSE de Monsieur Gérard LE GAL
GROUPE MIALET BRETAGNE
Cornec
MELLIONNEC
22110 ROSTRENEN
TEL : 02.96.24.25.68
FAX : 02.96.24.21.59
MOB : 06.68.19.09.46
auxifina@club-internet.fr

Chère Madame,
Vous évoqué le nom de Maître FLORAND à deux reprises.
Apparement, Maître FLORAND a eu le dossier dans le cadre de son travail et non, avec MIALET.
Vous indiquez que Maître FLORAND, ne peut pas intervenir pour une demande de libération, vous ne pouvez pas le payer.
Sachez que nous ne sommes pas tenus par les décision professionnelles de Maître FLORAND, il s’agit uniquement d’un rapport entre un client et un Avocat.

Maître FLORAND a démissionné comme Président du GROUPE MIALET, il reste au conseil d’administration.
Il était important de vous indiquer ces points.

En ce qui concerne votre mari.
J’ai bien saisi que sa demande porte uniquement sur une demande de libération conditionnelle anticipée pour raisons médicales, afin de lui éviter d’aller à FRESNES.
J’adresse à plusieurs Avocats votre demande, je leur demande d’intervenir dans le cadre de l’AJ, j’espère qu’il y en aura un, qui aura un peu de pitié et qui laissera ses honoraires de côté.
Votre témoignage sera mis sur le site du GROUPE MIALET, tel que vous l’avez rédigé.

Comme conseil :
Vous devez écrire au Président de la république (l’envoi est gratuit, voir la poste), pour demander son intervention au niveau d’une grâce médicale.

Vous pouvez également rédiger vous même votre demande de libération conditionnelle, sans passer par voie d’Avocat, ou obliger vos Avocats actuellement sous AJ, à intervenir, sinon à les menacer, d’écrire au Bâtonnier du barreau dont ils font parties, afin qu’il fassent leur travail.

Meilleurs sentiments
Bon courage

G. LE GAL

Le 15 octobre 2006